Gilles Mihalcean

Artiste en résidence

Découvrez ANDROÏDES, l'oeuvre de Gilles Mihalcean qui fait maintenant partie de la collection permanente du Jardin harmonique de sculptures du Domaine Forget de Charlevoix.

Depuis 2015, le Domaine Forget de Charlevoix vient à la rencontre de la sculpture. Inspiré, en partie, de jardins réputés tels que Storm King Art Center et Pepsico près de New York, le Jardin harmonique de sculptures adopte une dimension tout à fait singulière, alliant pendant le Festival d’été, la musique et la sculpture. Toujours dans le respect de sa mission, l’institution souhaite mettre en valeur son site unique par l’ajout d'oeuvres d'art publiques. Près de la moitié du domaine de 100 acres est exploitée à cet effet et on y retrouve plus d’une vingtaine d’œuvres.


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Sculpteur autodidacte, Gilles Mihalcean a réalisé plusieurs oeuvres d’art public dont Paquets de lumière (2017) au Quartier des spectacles à Montréal. Il a aussi à son actif de nombreuses expositions dont une rétrospective au Musée d’art contemporain de Montréal (1996 ). Il est récipiendaire de plusieurs distinctions, dont la bourse Jean-Paul-Riopelle (2005) et le prix Paul-Émile-Borduas (2011). Il a également reçu un doctorat honorifique de l’Université Concordia (2019). 

Entrevue avec Gilles Mihalcean

Domaine Forget de Charlevoix : Connaissiez-vous déjà le Jardin harmonique de sculptures avant de recevoir l’invitation à créer une œuvre au Domaine Forget?

Gilles Mihalcean : Je ne connaissais pas le projet de créer un jardin de sculptures au Domaine Forget. J’y suis passé rapidement en 1996 à titre de membre du jury pour le programme du 1% (œuvre de Lucienne Cornet), mais je n’ai pas vraiment été conscient de l’ampleur de son déploiement.

DFC : Avez-vous tout de suite accepté l’invitation à créer une sculpture au Domaine?

GM : Lorsque Serge Murphy m’a fait part de l’invitation à créer une œuvre, j’ai accepté avec plaisir et beaucoup d’enthousiasme parce que je crois en l’importance pour la sculpture de ces jardins-musées à ciel ouvert et accessible à tous.

DFC : Parlez-nous un peu de l’œuvre créée pour le Domaine, intitulée « Androïdes ».

GM : Inspiré par l’immensité des alentours fluides du Domaine Forget, j’ai imaginé, signe des temps, une sculpture-fable mettant en scène deux personnages androïdes sortis d’un univers lointain le temps d’une rencontre amoureuse. Enlacés, ils exécutent dans une position spatiale une danse autour des étoiles et, avec leur bâton de pèlerin, offrent aux passants un regard sur la Voie lactée. La couleur sobre sert d’union entre toutes les parties de la sculpture et tente d’adoucir l’image de ces personnages jusqu’à transformer les colosses en bouquet de fleurs, en éclats de lumière.

DFC : Après être venu vous imprégner du site en 2019, y a-t-il eu des changements ou modifications effectués sur l’œuvre?

GM : En 2019, je suis venu au Domaine Forget pour m’inspirer. À ce moment-là, la sculpture n’était pas encore conçue. Sur le terrain, j’ai été impressionné par les grosses pierres que j’y ai rencontrées et c’est là que m’est venue l’idée d’en intégrer une au construit de mon œuvre. J’y voyais une sorte de rencontre avec la nature du Domaine Forget.

DFC : Comment situez-vous cette œuvre en lien avec vos autres œuvres en art public?

GM : La plupart de mes œuvres d’art public se développent en verticalité et la couleur y joue un rôle important, comme c’est le cas pour Androïdes. Mes œuvres présentent un aspect ludique qui demande aux visiteurs d’assimiler le réel de la sculpture et d’en faire l’objet de leur propre expérience imaginaire.

DFC : Comment pensez-vous que les visiteurs recevront « Androïdes »?

GM : Candidement, je crois que les gens vivront bien avec cette sculpture parce que son mélange de formes et de couleurs de même que l’actualité du thème exploré pourront sans doute attirer leur curiosité. Je pense que l’effet de la lumière sur ses différentes composantes de même que l’invitation à s’associer à sa métaphore par l’accès au simulacre de lunette dirigée vers les étoiles sauront intriguer.

DFC : Comment voyez-vous le développement du Jardin harmonique de sculptures?

GM : J’apprécie énormément le fait que le Jardin harmonique de sculptures du Domaine Forget est en voie de devenir un véritable lieu de rassemblement d’œuvres québécoises. Je crois qu’il deviendra une référence, un lieu privilégié d’accès aux sensibilités et aux esthétiques de nos artistes. Je salue, à cet égard, le magnifique travail de Serge Murphy, commissaire à la sculpture, et de toute son équipe.

DFC : Quels sont vos prochains projets?

GM : Je travaille en ce moment sur la production d’une grande exposition de mes sculptures à La Poste à Montréal. On pourra y voir un mélange d’œuvres récentes et anciennes qui seront présentées à partir du 16 octobre 2021 jusqu’à la mi-janvier 2022. À partir de la mi-février 2022, une rétrospective de mes sculptures sera également présentée au Musée régional de Rimouski sous le thème du cosmos.

DFC : Où peut-on retrouver vos autres sculptures d’art public?

GM : La plupart de mes sculptures d’art public se trouvent à Montréal. Parmi elles, les plus importantes sont :

  • La peur (1993). Place d’Youville, Vieux-Montréal
  • Hommage à la pointe (2001). Rond-point Centre/Atwater, arrondissement Sud-Ouest, Montréal
  • Daleth (2010). Parc Marcellin-Wilson, Ville St-Laurent, Montréal
  • Printemps (2014). Cour Glen du CUSM, Montréal
  • Paquets de lumière (2017). Parterre du Quartier des spectacles, Montréal

 

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